Mosquée al-Ahmar (674/1274)

 

 

 

Localisation : au sud de l’ancienne citadelle, actuelle rue Tel Zayin.

 

 

Réf :

Meinecke (1992), 4/89, 9C/252

Mayer/Pinkerfeld (1950), p.44-46

 

RCEA 5926

Taragan (2004b), p.5-6

 

 

 

Historique

 

Le 18 shawwal 664/23.VII.1266 le sultan Baybars fait la conquête de la citadelle de Safed et s’empare de la ville, il va en faire un centre administratif de la Galilée[1].

Il équipe la ville d’une grande mosquée dans le faubourg sud. L’édifice présente 3 phases de construction.

Baybars commence les travaux en 674/1274, la mosquée prend alors le plan général qu’elle présente aujourd’hui avec le portail à muqarnas[2] et une salle de prière qui occupe toute la partie sud. Le mihrâb au centre est en opposition avec l’entrée.

Une seconde période datée des années 730/1330 est attribuée à l’émir Najm al-Dîn Fairûz al-Nâsirî, il entreprend des travaux dans la salle de prière, construit le mihrâb oriental et des baies voûtées.

Les Ottomans ont redécoré le minbar et rajouté une tughra.

Aujourd’hui la mosquée est utilisée comme centre culturel.

 

 

 

Epigraphie

 

674/1274. Texte de construction sur le portail[3].

« Basmallâh. La construction de cette mosquée bénie a été ordonné par notre maître le sultan al-Malik al-Zâhir (le vénéré, le grand seigneur, le savant, le juste, le meneur du jihad contre les incroyants, celui qui combat aux frontières que Dieu supporte et rend victorieux, le pilier du monde et de la foi (…), le sultan de l’Islam et des Musulmans, le combattant contre les infidèles et les polythéistes, l’oppresseur des transgresseurs et rebelles, Baybars al-Sâlihî (l’associé de l’émir des Croyants, le calife Abbasside) dans l’année 674/1274 ».

 

 

ca.730/1330. Texte de construction et de fondation 5 lignes sur le mihrâb est[4].

« xxx la fondation de cette mosquée bénie et du mausolée qui se trouve à l’intérieur a été ordonnée par l’esclave avide de Dieu Najm al-Dîn Firûz, fonctionnaire d’al-Malik al-Nâsir. Il a constitué waqf en sa faveur, ainsi que pour dix personnes, un imam, un muezzin, un desservant, des lecteurs du Coran, pour les nattes et l’éclairage : - la totalité des deux étages et des écuries qui se trouvent à leur proximité ; - la moitié du verger connu sous le nom d’al-Rashidî ; - le bain qu’il a fondé à al-‘Attarîn. On dépensera des revenus ce qui sera nécessaire comme cela est stipulé dans l’acte de waqf. Le surplus reviendra à ses enfants, à sa descendance et à sa lignée ».

 

 

 

Biblio complémentaire

Petersen (2001), n°119

Taragan (2004b), p.3-20

Kenney (2009), p.172-173

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ plans de la mosquée

2/ coupe de la mosquée

3/ vue depuis la rue Tel Zayîn

4/ vue de puis le nord

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5/ partie nord-ouest de la mosquée

6/ portail de la mosquée

7/ partie haute du portail

8/ plan de la voûte du portail

9/ l’inscription de construction datée 674/1274

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10/ vue de la cour intérieure depuis le portail

11/ les battants de bois de la porte du portail

12/ vue nord-ouest

13/ vue depuis l’ouest

14/ vue depuis l’ouest

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15/ vue de la partie sud-ouest avec la salle de prière

16/ vue sud-ouest

17/ partie sud-est, depuis l’ouest

18/ partie sud-est, depuis l’est

 

 

 

 

 

19/ vue sud-est

20/ vue est de la mosquée

 

 

 

 

Documents anciens, récits

 

 

 

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[1] Sur ce sujet, cf Drory (2004), p.163-187.

[2] Ce portail présente une entrée similaire à celles du maqâm Sidna ‘Ali à Herzlîya et du tombeau Abû Huryara à Yavne, cf Taragan (2004), p.3-20.

[3] Texte d’après Taragan (2004), p.5-6.

[4] Texte d’après RCEA 5926.