Madrasa Sanjar al-Dawâdârî/khanqâh al-Dawadarîya (695/1295)

 

 

 

Localisation : côté est du Tarîq Bâb al-‘Atm (E3.2).

 

 

Réf :

Burgoyne (1987), n°8

Meinecke (1992), 10/12

Van Berchem (1922), p.212-221

 

RCEA 5009

Van Berchem (1922), n°70

 

 

Historique

 

C’est le premier édifice Mamluk construit sur le portique nord du Haram, la partie est de l’édifice est élevé sur un système de voûte souterraine qui compensent la pente du terrain. Les travaux ont lieux sous la conduite de Sanjar al-Qaimarî par le maître d’œuvre (mu’allim) ‘Alî ibn Salâma al-Muhandis. Le portail à muqarnas est inspiré des modèles de portails de Damas, le maître d’œuvre ‘Alî ibn Salâma serait peut être venu de cette ville pour les travaux de l’édifice.

La date citée par écrit du 1 muharram 695/10.I.1295 se réfère probablement au début de la construction, al-‘Ulaimî mentionne un document de fondation, qui pourrait marquer la fin des travaux de construction du 7 rabi’ I 696/3.I.1297.

Ce khanqâh abritait une trentaine de sûfî et leur suite, le texte de fondation dans la niche du portail octoie plusieurs villages et d’autres équipements au bon fonctionnement du lieu.

 

 

 

Epigraphie

 

695/1295. Texte de construction 2 lignes (680x32) dans la niche du portail (ill6-8)[1].

« A ordonné la construction de ce couvent béni, appelé la maison des gens pieux, le serviteur avide d’Allâh, ‘Abdallâh fils de ‘Abd Rabbihi, fils de ‘Abd al-Bârî, Sanjar al-Dawâdârî al-Sâlihî. Et il l’a constitué waqf, pour l’amour d’Allâh, en faveur de trente membres de la communauté des soufis et de leurs disciples arabes et persans, dont vingt devront être célibataires et dix mariés. Ils seront tenus d’y résider et ils ne pourront en sortir ni en été, ni en hiver, ni au printemps, ni en automne, excepté pour une affaire urgente et pour donner l’hospitalité aux soufis et aux disciples qui y descendront (et qui pourront y séjourner) durant dix jours.

Et ont été constitués waqf en sa faveur : le village de Bîr Nabâlâ, dépendant de Jérusalem ; le village de Hajâ, dépendant de Jéricho ; un four et un moulin, avec leur étage, à Jérusalem ; une maison, une savonnerie, six boutiques et une papeterie à Naplouse ; trois jardins, trois boutiques et quatre moulins à Baisan. Ces bien-fonds ont été constitués en faveur de ce couvent, et pour l’enseignement du rite d’al-Shafi’î, et pour un shaykh qui enseignera la tradition du Prophète et un lecteur qui lira devant lui, et pour dix auditeurs qui suivront ce cours de tradition et dix lecteurs qui feront chaque jour une lecture entière du Coran, et pour un panégyriste qui récitera la louange du Prophète, le tout à la mosquée al-Aqsa. Et cela (a été achevé) le 1er jour de l’année 695 (10.XI.1295) sous la direction de l’avide d’Allâh, Sanjar al-Qaimarî, qu’Allâh lui pardonne !

Au nombre des biens-fonds constitués en faveur de ce couvent béni et pour l’entretien de ses charges susdites se trouvent le village de Tabrûs, dépendant de Qaqûn, et le bain de la reine, de (la ville de) Naplouse, qu’elle soit préservée !

Œuvre du maître Alî, fils de Salâma, l’architecte ».

 

 

 

Biblio complémentaire

MWNF (2004), p.96-98

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ plan de la madrasa

2/ élévations de la madrasa

3/ sections de la madrasa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4/ vue de la madrasa depuis Bâb al-‘Atm

5/ le portail

6/ le décor et l’inscription de construction

7/ partie droite du portail avec l’inscription datée 695/1295

8/ partie gauche du portail avec l’inscription datée 695/1295

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

9/ la voûte du portail

10/ plan de la voûte du portail

11/ vue de la madrasa Basitîya (en haut) et de la Dawadârîya (en bas)

12/ façade de la madrasa Basitîya (en haut) et de la Dawadârîya (en bas)

 

 

 

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[1] Texte d’après Van Berchem (1922), n°70.