Madrasa Ashrafîya Qaitbây (887/1482)

 

 

 

Localisation : à Bâb al-Silsila sur le Haram (E4.10).

 

 

Réf :

Burgoyne (1987), n°63

King (1979), p.16-21

Meinecke (1992), 42/129

Van Berchem (1922), p.352-374

Walls (1979)

Walls (1990)

 

Mols (2006), n°48

Van Berchem (1922), n°105, 106

 

 

 

Historique

 

Lors d’une visite à Jérusalem le 27 rajab 880/26.XI.1475, le sultan al-Ashraf Qaitbây avait donné l’ordre pour que la madrasa de l’émir Hasan al-Zâhirî[1] soit rasée, et de commencer une nouvelle construction après le 3 rabi’ II 884/24.VI.1479. Une inscription gravée sur les fenêtres du portique de Bâb al-Sakina mentionne ce premier état.

Les fondations de l’édifice sont élevées le 14 sha’ban 885/19.X.1480, toutefois la nouvelle construction ne commence qu’à partir de 886/1481-1482 après l’arrivée d’un groupe de constructeurs avec architecte (mi’mârîya), ingenieurs (muhandisûn) et tailleurs de pierres (hajjârûn)  que le sultan a fait venir du Caire. Ces travaux de constructions sont supervisés par un architecte Copte.

Le travail de construction a certes été achevé en rajab 887/16.VIII-14.IX.1482, mais l’équipement, dont peut être les inscrustations de marbres faites par des spécialistes (murakhkhamûn), s’est poursuivi jusqu’à la mise en service de la madrasa en jumada II 890/15.VI-13.VII.1485.

L’édifice est construit en partie sur le toit de la Baladîya (782/1380) et en partie sur trois baies du portique ouest. L’accès à la madrasa est rendu possible par la construction d’un escalier qui remplaçait une partie des baies du portique détruites à cette occasion.

 

 

Epigraphie

 

875/1470. Ancienne madrasa Ashrafîya, texte de construction bandeau (160x25) sur 3 fenêtres sous le portique de Bâb al-Sakina[2].

« A ordonné la construction de cette madrasa royale notre maître le sultan al-Malik al-Ashraf Abû’l-Nasr Qaytbay, que sa victoire soit glorieuse ! a la date du 1er du mois de rabi’I de l’année 875 (28.VIII.1470). Et elle a été achevée sous l’administration de notre maître, Son Excellence Nâsir al-Dîn monseigneur Muhammad, le trésorier, l’intendant des deux harams sacrés, qu’Allâh lui donne une situation considérable ! ».

 

 

887/1482. Texte de construction, bandeau sur le portail[3].

« A ordonné la construction de cette madrasa bénie le très grand imam et le prince magnifié, le sultan al-Malik al-Ashraf Abû’l-Nasr Qaytbay, que sa victoire soit glorieuse ! et la construction a été achevée dans le mois de rajab l’unique de l’année 887 (août-septembre 1482) ».

 

 

n.d. Cartouches inscrits.

« Gloire à notre maître le sultan al-Malik al-Ashraf Abû’l-Nasr Qaytbay, que sa victoire soit glorieuse ! »[4].

 

 

 

Biblio complémentaire

Walls (1993), p.85-98

MWNF (2004), p.88-90

Mols (2006), n°48

Natsheh/Touqan (2011b)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ plan de la madrasa

2/ élévation de la madrasa

3/ section de la madrasa

4/ restitution de la madrasa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5/ site de la madrasa

6/ façade de la madrasa

7/ vue de la madrasa

8/ vue depuis le sud

 

 

 

 

 

 

 

 

9/ façade et vue de l’étage

10/ vue de l’étage

11/ vue de la partie droite de l’étage

12/ vue de la partie gauche de l’étage

13/ l’inscription sur le mur à l’étage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14/ le portail et son décor

15/ la voûte à muqarnas du portail

16/ plan de la voûte du portail

17/ partie droite de l’inscription datée 887/1482

 

 

 

 

 

18/ la colonnette à l’angle de la façade

19/ l’ouverture sous le porche

 

 

 

 

Documents anciens, récits

 

 

 

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[1] Sur cet édifice, Meinecke (1992), 39/34.

[2] Texte d’après Van Berchem (1922), n°105.

[3] Texte d’parès Van Berchem (1922), n°106.

[4] Texte d’après Van Berchem (1922), p.373.