Tawahîn al-Sukkar

 

 

 

Localisation : à 800m au nord-ouest de l’entrée du site de Tell al-Sultan.

 

 

 

Réf :

Clermont-Ganneau (1896), II, p.37-39

 

 

 

Historique

 

Le site de Tawahîn al-Sukkar (le moulin à sucre)[1] est situé à 800m au nord-ouest de l’actuelle entrée du tell al-Sultan, aux pieds du Jabâl Quruntul. Malgré son état actuel, il est relativement bien préservé et présente les principaux bâtiments utilisés pour la production de canne à sucre, activité économique intense sous les Croisées et les Ayyûbides[2]. Cette activité s’étendait de part et d’autre de la Vallée du Jourdain.

Ce site a été visité et décrit par Clermont-Ganneau vers 1896, il fait l’objet de fouilles à partir des années 2000.

Les installations conservées sur ce site, disposé en terrasse, comprennent un aqueduc, une presse, un moulin, une raffinerie, une cuisine/maqâm, un four et un entrepôt pour le stockage de la canne à sucre (dar al-qassab).

Le moulin (n°4, ill.6)[3] est alimenté en eau par l’aqueduc supérieur (n°7, ill.7), cette eau provient des sources ‘Ain Nueima et ‘Ain Deyuk[4], elle entre par une ouverture située sur le toit, alimente la roue du moulin (n°5) et est évacuée vers les champs par l’aqueduc inférieur (n°8, ill.8, 9). Les raffineries sont situées sur les terrasses et consistent, notamment, en une salle voûtée (n°2, ill.18) avec cour ouverte sur la route pour le transport des produits (n°1). La canne à sucre était broyée dans le moulin par une presse rotative en pierre et placée dans des paniers, puis elle est pressée dans l’autre salle. La cuisine (n°3, ill.10-17 ) et le four au nord (n°6) servaient a bouillir le jus obtenu dans le moulin[5]. La salle attenante, dite maqâm, servait de petite mosquée.

 

Les objets retrouvés lors des fouilles font état d’une occupation par les Croisés, les Ayyûbides et les Mamluk. Ces fouilles ont aussi révélés que Jéricho était, avec la région du Ghors en Jordanie, un des principaux centre de prodution de sucre durant cette période.

 

 

 

Epigraphie

 

 

 

Biblio complémentaire

Pringle (1997), p.99-101

Jones (2000), p.523-534

Taha (2004), p.73-78

Taha (2009), p.181-190

Ouerfelli (2008)

Jones (2012), p.67-102

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ plan du site en 1997

2/ plan du site en 2009

3/ plan de la cuisine/maqâm

4/ plan du four

5/ vue générale du site depuis la route à l’est

 

 

 

 

 

 

 

 

6/ vue du moulin et de l’aqueduc supérieur

7/ vue de la cuisine/maqâm

8/ l’aqueduc inférieur avec le moulin

9/ l’aqueduc inférieur depuis l’est

10/ la cuisine/maqâm depuis le sud

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

11/ la cuisine/maqâm depuis le sud-est

12/ la cuisine/maqâm depuis le sud-est avec le pan de mur de la 2e salle

13/ la salle vers le nord

14/ l’accès vers l’ouest en direction de la cour

15/ cour de la cuisine avec le secteur fouillé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16/ la cuisine depuis l’est

17/ la façade nord de la cuisine

18/ l’entrepôt de stockage

19/ vue du site depuis l’est

20/ le site depuis le bâtiment de stockage

 

 

 

Documents anciens, récits

 

Clermont-Ganneau (1896), II, p.37-39

Next day we went to inspect again the Tawihin es Sukkar, and particularly an aqueduct, where I noticed on the previous occasion that some of the materials had an ancient appearance. I made my people turn over all the blocks that were scattered about, and complete the demolition of a few portions of this ruined aqueduct. This brought to light some sculptured fragments, evidently belonging to important monuments of the Grseco-Roman period. I am convinced that if all these ruined aqueducts that traverse the plain of Jericho were to be demolished, a quantity of antique fragments would be found to have been used in building them, some among them of great value, and perhaps bearing inscriptions. The sacrifice would not be great,and the archaeological interest would atone for the comparative vandalism of the proceeding. A perfect mine of antiquities is there waiting to be worked,and I commend it to the attention of future explorers.

 

 

 

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[1] On trouve plusieurs sites portant le  même nom dans le Ghors, une région au sud de la Mer Morte en Jordanie.

[2] Cf. Ouerfelli (2008).

[3] Nomenclature d’après le plan du site de Taha (2009).

[4] Sur les sources de Jéricho, cf. Porath (2002).

[5] Sur le processus, cf. Taha (2009), Ouerfelli (2008), p.229-313.