Urfa Kapesi (888/1483)

 

 

 

Localisation : porte sud-est de l’enceinte.

 

 

Réf :

Devonshire (1922), p.1-43

Meinecke (1992), 42/142, 42/144

Sinclair (1990)

 

Oppenheim/Berchem (1913), n°131, 132

 

 

 

Historique

 

La porte sud-est, en bon état, se compose d’un accès droit pouvu d’un assommoir et encadré par deux blocs latéraux (ill.1, 2). Son système de défense sommital, richement orné côté extra-muros, comprend une série de machicoulis sur consoles et d’archères qui assuraient la protection de cet accès (ill.3, 4). Les parties hautes des blocs latéraux sont dotées de bretèches d’angle reposant sur des consoles en quart de cercle et en pyramides inversées, et pourvues de fentes de tir aujourd’hui au niveau de la chaussée (ill.5, 6).

Un long bandeau inscrit[1] (ill.7) qui court à mi-hauteur sur toute la longueur de la façade mentionne la construction de la porte et les restaurations du mur d’enceinte alentour commandées par le sultan Qaitbay lors de son voyage d’inspection en rajab 882/Novembre 1477[2], ces travaux sont achevés en 888/1483. Une autre inscription de trois lignes[3] dans un cadre orné sur le linteau de la porte (ill.8) confirme les travaux du sultan sous la direction du gouverneur de la ville Yûnus al-Sharafî. On trouve aussi plusieurs cartouches gravés au nom du sultan sur le mur de façade extra-muros[4].

 

 

 

Epigraphie

 

888/1483. Inscription de construction, long bandeau sur la façade extra-muros de la porte[5] (ill.6, 7).

« A ordonné de construire cela notre maître le plus grand sultan, le roi très loué, les têtes inclinées (?) des impies par les piliers de sa justice dominante et les mauvaises intentions persistantes des malfaiteurs (?) sa bienveillance les annihilant, le sultan, le souverain, al-Malik al-Ashraf Abu’l-Nasr Qaitbay que tous les pays reste dans un état de prospérité... celui-ci ranimant la tradition musulmane par le mot et l’action que l’étendard de l’Islam par la répression des injustices des droits-tenant (?) et le support de la révolte en repoussant chaque réprimant des impies que ses trésors sur les voyages d’inspection des distribuants, celui-ci les châteaux à la protection des pays des musulmans et à la garde de la réputation des constructions des Musulmans, le plus excellent parmi les rois de son temps donc et sûrement le plus constant au service d’Allâh, l’épée tranchante d’Allâh, le protecteur de la religion de Muhammad, le sultan, le souverain, al-Malik al-Ashraf Abu’l-Nasr Qaitbay puissantes seront ses victoires! Et finissait la construction de ce mur le 14 ramadan de l’année 888 de la fuite ».

 

n.d. Inscription de construction, 3 lignes dans un cadre orné sur le linteau de la porte[6] (ill.8).

« A ordonné de construire cela notre maître le sultan al-Malik al-Ashraf Abu’l-Nasr Qaitbây, puissante est sa victoire ! sous la direction de Yûnus al-Sharafî l’exigeant de Dieu, le gouverneur de Bireçik, Allâh est bon pour lui ! »

 

n.d. Cartouches inscrits sur la façade[7].

« Gloire à notre maître le sultan al-Malik al-Ashraf Abu’l-Nasr Qaitbây, puissante sera sa victoire ».

 

 

 

Biblio complémentaire :

Kurkçüoglu (1996)

Durukan (1999), p.200-205

Durukan (2004), p.186-192

Raphael (2010), p.173-185

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ vue générale de Urfa Kapesi

 

 

2/ plan

3/ partie centrale de la porte avec système de défense, côté extra-muros

4/ système de défense sommital, côté intra-muros

5/ partie centrale et bloc gauche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6/ bloc droit et système de défense

 

7/ bloc droit avec bandeau inscrit et cartouche

8/ inscription de construction du linteau

 

 

 

 

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[1] Texte, in Oppenheim/Berchem (1913), n°131 et Durukan (1999), n°32.

[2] Voir Devonshire (1922), p.15.

[3] Texte, in Oppenheim/Berchem (1913), n°132 et Durukan (1999), n°33.

[4] Texte, in Durukan (1999), n°34.

[5] Traduction approximative d’après le texte de Oppenheim/Berchem (1913), n°131.

[6] Traduction d’après le texte de Oppenheim/Berchem (1913), n°132.

[7] Traduction d’après le texte de Oppenheim/Berchem (1913), n°132.