Mosquée al-Bayyada/al-Sarawî (780/1378)

 

 

 

Localisation : au nord-est de la citadelle, dans la rue menant à Bâb al-Hadîd.

 

 

Réf :

Gaube (1984), n°324

Herzfeld (1955), p.349-356

Meinecke (1992), 23/4, 42/13, 47/96

 

Gaube (1978), n°87, 88, 89, 90

Herzfeld (1955), n°199, 200, 201

RCEA 780003

 

 

 

Historique

 

L’édifice est construit en 780/1378 par Muhammad ibn Bîlîk al-Sarawî et est restauré plusieurs fois. Une donation est effectuée en 850/1446, et vers 874/1436, le mur qibla et le mur de la cour sont agrandis.

A l’intérieur quelques tombes présentent des épitaphes datées 920/1514 et 922/1516, au nom de la famille ibn Hatat. Ces inscriptions donnent une date limite à une série de transformations de l’édifice : agrandissement de l’édifice vers le nord, prolongement de la façade sur rue et transformations dans la cour.

Une fontaine avec une inscription Mamluk se trouverait au sous-sol.

 

 

 

Epigraphie

 

780/1378. Texte de construction, 3 lignes (2,1x0,5) au-dessus du linteau de la porte principale (ill.7)[1].

« Basmalla. Seuls serviront la mosquée de Dieu ceux qui croient en Dieu et au Dernier Jour, [qui] accomplissent la prière, donnent l’aumône et ne redoutent que Dieu. Peut-être ceux-là seront-ils parmi ceux se trouvant dans la bonne direction (Coran IX, 18). Cette grande mosquée bénie a été fondée par le serviteur qui a besoin de Dieu le Très-Haut, le Pèlerin Nâsir al-Dîn Muhammad ibn Bakr al-Dîn Bîlîk al-Sarawî – que Dieu lui pardonne ainsi qu’à ses père et mère et aux musulmans ! – dans le courant de l’année 780/1378 »

 

 

Idem. Signature au fond du portail dans un médaillon[2].

 « Coran III, 167. Travail d’Ahmad »

 

 

850/1446. Texte de waqf, 3 lignes (1,25x0,30), à l’intérieur sur le linteau de la porte du minaret[3].

« A constitué waqf l’esclave avide d’Allâh l’Exalté, akhî (?) Ahmad, fils de ‘Abdaljalîl, l’exemplaire (du Coran) vénéré, pour l’âme de son cousin Sadaqa, fils de Yûsuf, le tanneur, pour que les pauvres qui habitent la jamî’ al-Sarawî le lisent dans la mosquée ; il sera sous la surveillance de l’imâm et des administrateurs, et ne doit jamais en sortir ; en l’année 850 (1446) »

 

 

920/1514. Epitaphe, 2x3 lignes[4].

« Ceci est la tombe du jeune, du martyr heureux, notre défunt seigneur Muhammad, fils du défunt Ibrahîm, fils de son Altesse, Sayf al-Dîn Hatat. Il s’en est allé à la faveur d’Allâh, dans la nuit de dimanche 12 rabi’I du mois de l’année 920 (1514) »

 

 

922/1516. Epitaphe, 3 lignes (0,7x0,5) sur 2 pierres dans le tombeau[5].

« Ceci est le tombeau du fondateur de cette mosquée bénie, le serviteur nécessiteux d’Allâh, ‘Alâ’ al-Dîn ‘Alî, fils de Najm al-Dîn, fils du défunt Sa’îd al-Malatî. Il s’en est allé dans la grâce d’Allâh un jour de vendredi 8 du mois de sha’bân en l’année 922 (1516) de l’Hégire »

 

 

(n.d). Epitaphe, 3 lignes au nord-ouest de la construction[6].

« Ceci est la tombe du défunt, du serviteur, du martyr, notre seigneur Ahmad, fils de notre défunt seigneur Muhammad, fils du défunt Sayf al-Dîn Hatat »

 

 

(n.d). Epitaphe, 3 lignes, à l’ouest de la tombe[7].

« Ceci est la tombe du défunt, de la femme châtiée, dame Sâra, fille de notre seigneur ‘Alî, fils de Sa’îd »

 

 

 

Biblio complémentaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ la mosquée vue depuis le sud

 

2/ la partie droite de la façade

3/ la partie droite de la façade avec le minaret, vue depuis le nord

 

4/ le minaret

5/ le portail d’entrée à droite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6/ le portail

 

7/ l’inscription de 780/1368 dans la baie du portail

 

8/ la partie gauche de la façade

9/ le portail de la partie gauche de la façade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10/ l’ouverture 2 sur la partie gauche de la façade

 

11/ l’ouverture 6 sur la partie droite de la façade

12/ la cour, vue en direction du nord

13/ la cour, vue vers le nord-est

 

 

 

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[1] Texte d’après RCEA 780003.

[2] Texte d’après Herzfeld (1955), n°200.

[3] Texte d’après Herzfeld (1955), n°201.

[4] Texte d’après Gaube (1978), n°88.

[5] Texte d’après Gaube (1978), n°87.

[6] Texte d’après Gaube (1978), n°89.

[7] Texte d’après Gaube (1978), n°90.